Sylvie BOURDOULEIX - SARL EGB

Qu’elle entreprise dirigez-vous ?

Nous sommes situés à Saint-Laurent-Médoc à Beynost qui est mon village natal. J’y ai repris l’entreprise de mes parents. C’est une entreprise d’électricité pour les logements sociaux essentiellement. Je dirige une vingtaine de personnes et plus particulièrement des hommes.

Quelle est la particularité de votre parcours ?

Je n’étais pas « née » pour faire de l’électricité, ni pour gérer une entreprise d’électricité ni même pour reprendre l’entreprise de mes parents.

Pour moi, mon rêve était de travailler dans la mode, être styliste en lingerie, ce que j’ai fait pendant plus de 10 ans. J’étais épanouie dans un monde très féminin et donc je me suis retrouvée à travailler dans un monde très masculin. J’ai tout de même gardé ma petite touche féminine même si j’ai dû en faire abstraction pendant un certain temps.

Comment avez-vous été formée à ce métier ?

Il y a 4 ans, quand j’ai repris l’entreprise, je ne connaissais absolument pas la partie technique de l’électricité. Je m’y suis mise au fur et à mesure avec l’aide de mon bras droit, qui m’a soutenue et m’a fait progresser. De mon côté, je l’ai impliqué sur toute la partie organisationnelle. On s’est complété et c’est ça qui est important. Il faut comprendre qu’on est tous des maillons et nous avons besoin de fonctionner ensemble. Tout l’intérêt justement, c’est de conserver ce côté familial.

Quelles sont vos principales missions dans l’entreprise ?

Au quotidien, je gère toutes les réunions de chantier, avec les coordinateurs de chantiers, les architectes et les maîtres d’ouvrage donc mes clients. Je m’occupe également des problèmes quotidiens d’un chantier. C’est important même pour les clients de me voir et de savoir que c’est le dirigeant qui gère tous les problèmes dans l’entreprise et que tout sera résolu. C’est un point très fort aussi dans ma structure.

J’ai également toute la responsabilité de la partie administrative et financière de l’entreprise. Donc la gestion en tant que telle, les plannings, les plans avec l’aide du bureau d’étude… Je peux même être amenée à faire des plans.

Quel message adresseriez-vous aux femmes ?

Pour les femmes qui hésiteraient à partir dans ce genre de parcours, surtout dans le bâtiment, il faut se dire qu’on fait partie de ce monde. Il ne faut pas penser qu’on n’en fait pas partie et que c’est seulement un monde d’hommes. C’est un monde qui peut être mixte et qui est ouvert à tout le monde. Je pense qu’il y a autant d’hommes que de femmes qui sont motivés par cette expérience.

Maintenant je pense que beaucoup de femmes n’osent pas le faire et il faudrait justement qu’elles osent le faire.