Caroline DE LA ROSA – SARL LMA

Ma formation de base est une formation scientifique. Pour mon premier travail j’étais responsable qualité sécurité environnement dans une entreprise de fabrication de papiers ondulés. En 2007, j’ai eu envie de découvrir d’autres horizons, de franchir le pas, d’aller travailler dans l’entreprise familiale. C’est une entreprise de menuiserie industrielle et j’ai été embauchée en septembre 2007 en tant que responsable qualité et chargée de la relation clientèle.

Qu’est-ce que vous a apporté l’expérience dans l’entreprise de votre père ?

J’ai découvert le métier, ce qui est très important quand on veut reprendre une entreprise : connaitre la fabrication pour pouvoir travailler en pose, connaitre le langage et également les organes de fabrication, les machines. Mais également la fabrication en soi, c’est à dire, d’où vient le produit, qui vient d’un bois, et d’une fabrication appropriée.

Les raisons qui m’ont poussées à quitter l’entreprise de mon père pour fonder LMA : Tout d’abord, aller à l’école des jeunes dirigeants m’a donnée des armes que je n’avais pas encore sur le management et la gestion d’entreprise. Ça m’a aussi permis de prendre confiance en moi.

Quel manager êtes-vous au quotidien ?

J’ai fondé LMA, le 1er janvier 2013. Aujourd’hui, la force de ma société, c’est de m’être entourée de personnes très compétentes en menuiserie. Elles ont toutes un parcours de menuisiers et réalisent le suivi des chantiers. Mon management serait plutôt participatif ce qui est pour moi plus intéressant dans la démarche de manager. Ce qui me plait, c’est de me sentir bien dans ma société, d’être entourée de personnes de confiance, compétentes avec qui nous pouvons avancer avec la même philosophie.

C’est intéressant de pouvoir créer une société où au début nous étions trois, et maintenant depuis 3 ans nous sommes 10. Un autre challenge est d’augmenter notre chiffre d’affaires pour pouvoir accéder à de gros chantiers. Il est ainsi plus facile de promouvoir l’emploi dans nos régions mais également de créer de la compétence et de la formation pour nos ouvriers. Etre un homme ou une femme chef d’entreprise, pour moi dans n’importe quel secteur d’activité, ça ne change rien, il faut être dirigeant.