Les femmes repreneuses d’entreprises familiales encore minoritaires

Dans un contexte où la reprise de l’entreprise familiale par un descendant est faible, la place des repreneuses est encore plus minoritaire.

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Dans un contexte où la reprise de l’ entreprise familiale par un descendant est faible, la place des repreneuses est encore plus minoritaire. En effet, en France, seul 12% des entreprises sont transmises à la famille et dans un tel contexte, il est d’autant plus difficile pour les filles de prendre leur place et de succéder à leur père au sein de l’entreprise familiale.

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Cette conséquence s’explique du fait de certains stéréotypes, des faits de société qui font qu’en termes de succession d’entreprises , les fils sont généralement préférés aux filles, et cela, sans prendre en considération leurs qualités professionnelles. Il est souvent plus difficile pour une fille de prendre sa place au sein de l’entreprise familiale, par souci de protection paternelle ou du fait d’un sentiment paternel que la gestion de vie privée et vie professionnelle leur est plus difficile du fait des différents rôles que les femmes doivent endosser.

Un manque d’intégration des filles dans l’entreprise familiale

L’un des premiers facteurs à ce faible nombre de repreneuses est, sans aucun doute le manque d’intégration des filles dans l’entreprise familiale. Le fait qu’elles ne soient pas perçues comme des repreneuses potentielles engendre un manque d’implication de fait au sein de l’entreprise. Le père aura plus de facilités à impliquer son fils puisqu’il le perçoit comme son successeur éventuel. Les filles devront fournir plus d’efforts afin de légitimer leur place. Elles devront éventuellement prouver qu’elles ont les compétences et l’étoffe d’un futur chef d’entreprise. Cette notion de repreneur naturel pour les fils se vérifie dans de nombreuses entreprises, et ce, quel que soit le domaine d’activité ; alors dans un secteur comme le BTP où la gente féminine est moins présente, cela s’avère d’autant plus difficile pour les filles d’asseoir leur légitimité de repreneuse potentielle.

Une protection paternelle forte

Dès le plus jeune âge, un père est plus enclin à protéger sa fille et ce, quelle que soit la situation. Ce désir de protection, parfois inconditionnel est un véritable frein dans la reprise de l’entreprise familiale par les filles. Qu’importe les compétences et valeurs professionnelles de leur fille, les parents veulent la protéger et lui éviter d’avoir à être confrontée à des difficultés, et de ce fait, ne veulent pas être à l’initiative de cette position délicate.

Ce désir de protection est parfois mutuel. Les filles souhaitent préserver leur père et de ce fait, n’évoquent pas la question de la succession de l’entreprise familiale au risque de rappeler à leur père qu’un jour il ne sera plus en mesure de diriger le navire.

La gestion de plusieurs rôles

Les femmes, qu’elles soient futures chefs d’entreprise , repreneuses d’entreprise familiale ou salariée doivent conjuguer vie privée et vie professionnelle. La famille laisse souvent entendre un message paradoxal : se dévouer corps et âme à l’entreprise tout en privilégiant la vie de famille en ayant des enfants. Cette contradiction place souvent les filles devant un choix qu’il peut être difficile de faire ; soit placer leur carrière professionnelle en avant au détriment d’une vie familiale et se voir éventuellement sanctionnée ou jugée par sa famille, soit sacrifier leur vie professionnelle et leurs objectifs de carrière, mais conserver ainsi des relations familiales saines.

Il est parfois délicat pour une fille repreneuse de réussir à s’imposer face à son père et qu’il la perçoive comme une femme indépendante et non plus comme une enfant.

Une notion de “primogéniture” encore forte

Le statut de fille repreneuse de l’entreprise familiale peut engendrer une rivalité fraternelle , surtout si elle n’est pas l’aînée. En effet, il existe encore aujourd’hui une notion de “primogéniture” désignant l’antériorité de naissance et les droits qui l’accompagnent en termes de successions. Il y a de nombreuses années, les fils aînés héritaient des terres. Cette primogéniture masculine est une notion difficile à effacer même encore aujourd’hui dans notre société actuelle, toutefois les mentalités évoluent et les filles sont de plus en plus nombreuses à s’impliquer et à reprendre l’entreprise familiale.

Lorsque l’on décide de reprendre l’entreprise familiale, on doit faire face à de nombreuses étapes tant sur le plan administratif que financier. SMAvie peut vous accompagner dans ce projet professionnel et vous donner les conseils qui vous aideront à faire de cette transition un succès.

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Sources :

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/les-freins-a-la-reprise-de-l-entreprise-familiale-par-les-filles-767085.html

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