Les indépendants pensent être bien protégés, mais qu’en est-il réellement ?

Selon une étude récente réalisée en septembre 2018, les TNS sont optimistes lorsqu’ils envisagent l’avenir de leur activité.
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Selon une étude récente réalisée en septembre 2018, les TNS sont optimistes lorsqu’ils envisagent l’avenir de leur activité. En effet, sur un échantillon de 400 travailleurs non salariés et dirigeants de très petites entreprises (moins de 10 salariés), 62% sont optimistes contre 46% en 2014. En 2014, ils étaient 84% à avoir comme préoccupation majeure la situation financière de leur entreprise contre 60% aujourd’hui. Autre pourcentage, qui reflète fortement cet optimisme, pour 44% d’entre eux la préparation de leur retraite est une préoccupation importante, ils étaient 62% en 2014. Alors, dans un contexte économique actuel tendu, cet optimisme est-il justifié ? Les indépendants sont-ils réellement aussi bien protégés qu’ils le pensent ?

Cette question a de toute évidence toute sa place, surtout lorsque cette même étude rapporte que moins de la moitié du panel interrogé est couvert par une garantie de prévoyance complémentaire, avec en premier lieu la protection en cas de décès.

Une grande disparité entre protection salariale et protection d’un indépendant

Le sentiment d’être correctement protégé n’a pourtant pas de réelles raisons. En effet, si le système de protection sociale français est réputé efficace par rapport à celui des autres pays, il l’est surtout pour les salariés. Pour les indépendants, c’est tout autre chose. Le système de prévoyance obligatoire des indépendants est très précaire et n’offre en aucun cas la même protection que le régime général des salariés. Dans un premier temps, il convient de rappeler qu’en cas d’arrêt de travail pour maladie, un salarié du secteur privé aura un délai de carence de 3 jours contre 7 jours pour un indépendant. Sans oublier le fait qu’au cours de cet arrêt maladie, l’activité de l’entreprise sera stoppée signifiant ainsi une baisse du chiffre d’affaires et dans le même temps le maintien des différentes charges fixes. Autant dire un grand manque à gagner pour l’indépendant. D’ailleurs au regard des chiffres de l’étude, uniquement 31% des indépendants interrogés ont été confrontés à un arrêt maladie. Ce faible pourcentage ne découle certainement pas du fait que les indépendants sont moins malades, mais peut-être simplement qu’un arrêt maladie, pour eux, est certainement davantage source d’ennuis financiers.

La prévoyance : un terme vague pour beaucoup

D’après le rapport du CSA, de septembre 2018, 46% des indépendants ont souscrit un contrat de prévoyance garantissant une rente ou un capital en cas de décès, 40% se sont assurés pour un maintien de salaire en cas d’invalidité et seulement 39% se sont couverts en cas d’arrêt maladie. En d’autres termes, cela signifie que moins d’un indépendant sur deux a décidé de se couvrir face aux aléas de la vie et de se garantir avec un maintien des revenus pour soi-même ou sa famille. Et pourtant, dans le même temps, un sentiment de protection s’est renforcé ses dernières années, alors que le régime obligatoire des indépendants n’a pas évolué dans ce sens.

L’une des causes, mise en avant par cette étude tient aux offres des contrats de prévoyance complémentaire. Pour 66% d’entre eux, elles ne le sont pas et ils souhaiteraient une documentation explicative plus transparente, mais également un outil de diagnostic qui permettrait d’estimer leurs besoins.

Le système de prévoyance obligatoire des indépendants est loin d’être suffisant pour s’assurer une protection efficace. Pour exercer son activité sereinement, il est nécessaire d’opter pour une couverture complémentaire. Les conseillers SMAvie sont à votre disposition pour évaluer avec vous vos besoins en matière de protection.

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Sources: https://lentreprise.lexpress.fr/creation-entreprise/prevoyance-les-independants-pensent-etre-bien-proteges_2049470.html

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